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Missions, outils, compétences techniques, soft skills, environnements de travail évolutifs… : depuis plusieurs années, sous l’influence de la transformation numérique et d'évolutions structurelles de la société, le quotidien des actifs français est une révolution permanente. Et la crise du coronavirus aura, à certains égards, participé à une accélération et à une généralisation, a minima temporaire, des changements vécus. Explications.
Début 2020, 66% des actifs occupés déclaraient avoir eu à intégrer de nouveaux outils dans leur vie professionnelle au cours des 3 dernières années, et 64% d’entre eux avaient connu un élargissement de leurs missions, selon l’étude « Les grandes tendances du marché du travail »* réalisée par Page Personnel-Michael Page/IFOP.
Dans un contexte d’évolution rapide, où les compétences techniques tendent à devenir plus rapidement obsolètes, le développement des compétences est stratégique pour les entreprises. Pour rester performantes et assurer leur pérennité, elles se doivent aujourd’hui plus qu’hier d’accompagner et de former en continu leurs collaborateurs.
Les actifs français se montrent néanmoins partagés sur la formation professionnelle proposée par leur employeur pour accompagner leur évolution sur de nouveaux métiers ou de nouvelles missions. Seuls 54% d’entre eux la jugent en effet efficace, tandis que 62% n’attribuent pas de valeur spécifique au CPF (Compte Personnel de Formation) dans une optique de développement des compétences. Pourtant, la demande et les besoins de formation sont réels.
Durant le confinement de mars à mai 2020 lié à la crise du Covid-19, les actifs ayant basculé en télétravail ont dû s’adapter en un temps record à de nouvelles méthodes de travail, mais aussi se familiariser avec les outils favorisant la communication et le travail collaboratif à distance (Microsoft Teams, Skype, Sharepoint, Google Drive, Dropbox, …). La prise en main de ces outils a été favorisée, dans certaines structures, par un programme de formation adapté, délivré à distance.
D’un point de vue général et malgré la question prégnante de la formation professionnelle, les actifs considèrent majoritairement comme une source d’épanouissement le fait de devoir gérer de nouvelles missions (65%) ou travailler sur de nouveaux outils (67%).
En amont de la période particulière du confinement, 58% des actifs percevaient les nouveaux environnements de travail tels que des open-spaces, espaces de co-working ou encore le travail à domicile, comme une source d’épanouissement. Notons néanmoins que seuls 34% d’entre eux en avaient alors déjà fait l’expérience.
Avec la crise du Covid-19, le basculement forcé et dans l’urgence en télétravail de salariés n’ayant parfois pas d’expérience préalable de ce mode de travail a fait émergé des perceptions très différentes selon les individus. Selon une étude OpinionWay/Empreinte Humaine, après un mois de confinement, 44 % des 2000 salariés français interrogés se sentent en situation de "détresse psychologique", et un quart d'entre eux est en risque de dépression.
D’autres changements sont par ailleurs vécus dans de moindres mesures, mais clairement perçus comme « étant sources de stress ». La délocalisation en France ou à l’étranger de tout ou partie de l’activité de son employeur, vécue par 9% des actifs seulement, est par exemple envisagée par 78% des actifs comme source de stress. De même pour la disparition des métiers ou expertises : 15% des actifs l’ont vécue mais 80% l’envisagent comme source de stress.
Aujourd’hui, de manière plus générale, 80% des actifs occupés affirment que les changements qui peuvent arriver dans leur vie professionnelle représentent « plutôt une bonne chose ». Le constat est plus nuancé mais demeure largement positif s’agissant plus concrètement de leur travail, 65% des actifs affirmant que les changements vont ainsi « plutôt faciliter leur travail » à l’avenir.
Si l’optimisme chez les cadres se maintient à 63%, les employés et ouvriers voient leur niveau de confiance plus largement affecté (respectivement 56 et 49%, -11 et -17 points).
Le fort ralentissement économique enregistré entre mars et mai 2020, l’arrêt de nombreuses missions d’intérim et la mise en chômage partiel de près de 10 millions d’actifs ont ainsi largement affecté le niveau de confiance des actifs français dans leur avenir professionnel.
[Infographie] Que nous réserve le futur du travail ? de Page Personnel
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